Le circuit de l'eau

S’il existe un cycle naturel de l’eau, il fallait à l’homme, pour se l’approprier, organiser un système, il a fabriqué un circuit : le cycle anthropique de l’eau :

Pour alimenter une région, le producteur d’eau recourt :
- soit à de l’eau de surface,
- soit à de l’eau d’origine souterraine.

En Wallonie, la majeure partie de l’eau que nous recevons au robinet (80 %) provient de l’eau souterraine. En effet, grâce à sa lente filtration à travers diverses couches du sol et du sous-sol, elle se débarrasse naturellement d’éléments indésirables et se minéralise.

Pour pouvoir satisfaire la demande à tout moment, l'eau potable est adduite jusqu’à d’importants réservoirs de stockage au moyen de conduites de gros diamètre, voire d’aqueducs bétonnés.

Chemin faisant, elle transite alors dans un centre de traitement où elle sera analysée et traitée afin de s’assurer de sa potabilité chimique et bactériologique.

Elle est ensuite envoyée par gravité ou par pompage vers des réservoirs d’une taille plus modeste, (cuves semi-enterrées ou surélevées-château d’eau).
Ces ouvrages tampons permettent de garantir la constante disponibilité de l’eau à pression et débit suffisants pour chaque abonné.

Au départ de ces “ouvrages d’art” , l’eau sera dirigée dans un réseau de canalisations jusque chez l’abonné via un véritable labyrinthe de tuyauteries de diamètre de plus en plus petit pour arriver aux alentours de 2,5 à 4 cm à l’entrée du domicile privé.

À terme, toutes les eaux usées devront être collectées au moyen d’égouts et traitées dans des stations d’épuration, ou, pour les petits hameaux, dans des micro-stations individuelles ou semi-collectives.

Ainsi l’eau rendue à la nature pourra-t-elle redevenir une eau de rivière, comblant les besoins de la faune et de la flore et terminant seule son auto épuration.