La CILE produit l’eau pour 540.000 abonnés au départ de plusieurs captages.
Ses ressources les plus importantes sont:

En outre, elle fait appel à d’autres approvisionnements :

  • les eaux de captages locaux appartenant également à la CILE,
  • les eaux des barrages d’Eupen et de La Gileppe,
  • les eaux des captages de VIVAQUA à Modave,
  • d’autres apports ponctuels

La Hesbaye est un vaste plateau d’environ 350 km2, situé au Nord de la ville de Liège. Elle couvre, essentiellement, le versant sud du bassin hydrographique du Geer, limité par la Mehaigne à l’Ouest, par la Meuse au Sud et à l’Est.

Le cadre géologique général de la Hesbaye est bien connu

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La nappe aquifère est logée dans les pores et les fissures des craies formées au Crétacé, il y a 140 millions d’années. Elle est limitée à la base par la Smectite de Herve. Les eaux souterraines s’écoulent en direction du Nord, vers le Geer en suivant principalement les fissures et les axes de fracturation de la craie.

Du fait de la structure en plateau et de la perméabilité du sol, le ruissellement y est limité et le réseau hydrographique actif peu dense (seulement deux ruisseaux, la Yerne et le Roua) . La capacité de recharge de la nappe aquifère est donc importante, on estime qu’environ 35 % des précipitations (810 litres par mètre carré et par an) s’infiltrent dans le sol et alimentent les eaux souterraines, soit près de 100 millions de mètres cubes par an.

Il s’agit de l’une des plus grandes ressources de la Région wallonne qui contribue à alimenter en eau potable près de 450 000 personnes. Les galeries de la CILE produisent environ 14 millions de mètres cubes par an (40 000 mètres cubes par jour en moyenne). Si on ajoute les prélèvements des puits de la Société Wallonne des Eaux ainsi que ceux des captages privés, on peut estimer que cette nappe est exploitée à hauteur de 20 millions de mètres cubes chaque année.

Protection des captages “ La Hesbaye : un enjeu majeur ”

Les galeries de la CILE en Hesbaye

Les premières galeries ont été creusées en Hesbaye dès le milieu du siècle passé.
Aujourd’hui, la CILE exploite un réseau d’environ 45 km de galeries orientées suivant la direction Est/Ouest, perpendiculairement au sens d’écoulement des eaux souterraines.

Le rendement des galeries est fonction de la densité de fracturation de la craie et de la charge hydrostatique.

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Pratiquement, le dispositif captant est constitué de deux ensembles de galeries :

  • les galeries Sud à environ 30 mètres de profondeur ;
  • les galeries Nord à environ 60 mètres de profondeur.

Dans les galeries Sud, l’eau s’écoule sous le simple effet de la gravité, tandis que celle collectée dans les galeries Nord doit être relevée par trois stations de pompage vers les galeries Sud.

Les captages de la CILE dans le bassin du Néblon sont situés sur le territoire des communes condruziennes d’Ouffet et de Clavier
Le Condroz est caractérisé par une alternance typique de crêtes et de dépressions. Les crêtes sont constituées par les formations schisto-gréseuses, tandis que les dépressions sont occupées par les synclinaux calcaires

Le Néblon, entre Méan et Néblon-le-Moulin, occupe le fond d’une dépression calcaire. Son bassin versant s’étire suivant un axe NE-SW, sur une longueur de 15 kilomètres pour une largeur moyenne de 4 kilomètres. Il couvre une surface d’environ 66 kilomètres carrés.

Les sources exploitées par la CILE à Néblon-le-Moulin constituent l’exutoire principal de la nappe aquifère logée dans les fissures élargies par dissolution des calcaires viséens et tournaisiens fortement karstifiés du bassin du Néblon.

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D’une manière générale, la production des sources captées par les galeries de la CILE est peu sensible aux fluctuations climatiques.

Les galeries de la CILE à Néblon-le-Moulin.

Les galeries de la CILE ont été creusées dans les calcaires, à la base des versants le long de la rivière, afin de capter les sources à l’émergence qui étaient abondantes à cet endroit.

Le dispositif de captage est constitué principalement de trois galeries : la galerie Principale, la galerie Communale et la galerie de Tinkou.

La galerie Principale est située en rive gauche du Néblon, à hauteur de la confluence avec le Nesson. Longue d’environ 355 mètres, elle recueille l’eau qui émerge des calcaires en une multitude de sources le long de la falaise. Sa production, 15.000 mètres cubes par jour, est dirigée dans une conduite jusqu’à la centrale, dite centrale de Himbe.

Les galeries Communale et de Tinkou sont situées en rive droite du Néblon.

La galerie de Tinkou est la plus en aval des galeries. Longue d’environ 71 mètres, elle produit 4 500 mètres cubes par jour. Les eaux sont collectées et pompées vers la centrale de Himbe.

La galerie Communale produit environ 5.000 mètres cubes par jour. Une partie de cette eau s’écoule jusque Tinkou pour être pompée vers la centrale de Himbe. Le reste est pompé vers Ouffet pour y être distribué par la régie de la commune (400 mètres cubes par jour).

Trois sources de moindre importance sont encore exploitées en rive droite : les sources Astrid, du Bois et des Peupliers.

La centrale de Himbe est le point de départ de la conduite d’adduction du Néblon vers Liège. Chaque jour, entre 20 et 30.000 mètres cubes d’eau potable s'y engouffrent.

La richesse des Hautes Fagnes
La troisième ressource en importance pour approvisionner la Région liégeoise est une eau de surface originaire des Hautes Fagnes : les barrages d’Eupen et de La Gileppe.
C’est une importante réserve d’eau brute . Dans le lac de retenue, cette eau douce est colorée et trouble, peu chargée en sels, d’un goût et d’une odeur plus ou moins fangeux, d'une teneur élevée en aluminium et en matières organiques d’origine naturelle mais d’une faible teneur en nitrates.

Protection des captages
Loin de la pollution urbaine ou industrielle cette ressource n'en doit pas moins être protégée par des mesures de protection.

Capacité
La capacité de retenue du barrage de la Gileppe étant de 26 millions de m3 et celle du barrage d’Eupen de 25 millions de m3, la fourniture journalière moyenne s’élève pour l’ensemble de ces deux barrages à un maximum de 150.000 m3 d’eaux brutes (= non traitées.)

Population desservie
± 53.000 foyers soit une fourniture moyenne de ± 19.000 m3/jour, Ivoz-Ramet, Seraing, Esneux, Liège, Vaux-sous-Chèvremont, Ninane, Trooz, Fléron, Beyne-Heusay, Blegny et Visé sont desservis par la CILE à partir de cette ressource.

(Cette information ne concerne chaque fois que des parties de ces entités. Pour la typicité de votre eau, veuillez vous référer aux données qualité et origine de l'eau fournies une fois par an au sein de votre facture)

Traitement appliqué
Des opérations de traitement sont nécessaires afin de rendre les eaux de distribution de ces barrages potables et agréables :

  1. Chloration dans un but de:
    -
    libérer les métaux lourds (Fe, Mn) des complexes organiques (acides humiques),
    -détruire les acides humiques,
    -insolubiliser les métaux lourds (formes oxydes) et les micro-organismes indésirables.
  2. Clarification dans le but d’éliminer l’aspect trouble et la couleur, par un processus de coagulation et de floculation (qui élimine le fer et le manganèse )
  3. Dissolution du gaz carbonique à un taux d’environ 25 mg./litre
  4. Augmentation de la teneur en bicarbonate de calcium dans le but d’éliminer le caractère agressif de l’eau (dû à la faible minéralisation des eaux) vis à vis des conduites.
    Pour ce faire, l’eau est filtrée sur un lit de calcite broyée d’une épaisseur de 2 mètres. Cette filtration permet d’arrêter les derniers flocs restant, de neutraliser le CO2 et d’ajuster le pH de l’eau.
  5. Postchloration à la sortie des réservoirs dans le but de maintenir la stérilité bactériologique de l’eau le long de son transit.

Centres de Traitement :
Les eaux du barrage d'Eupen sont traitées à Eupen même, tandis que les eaux du barrage de la Gileppe le sont à Stembert.

Mise en service :
Barrage d’Eupen (sur la Vesdre à Eupen): 1951
Barrage de La Gileppe (sur La Gileppe à Jalhay): construit en plusieurs étapes de 1869 à 1875 / inauguration 1978 - premier rehaussement de 1967 à 1971.
Station de traitement de Stembert : 1991

Contrôle qualité :
La conformité des eaux est testée tout au long de son périple dès l’usine de traitement, sur différents points des réseaux de distribution, au travers d’ouvrages d’art et de multiples canalisations.