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Qualité de l'eau
Vous êtes propriétaire d’un bien et le mettez en location. Quelles sont vos obligations ?

Vous devez nous aviser au plus tard dans un délai de trente jours calendrier suivant le changement d’occupation du bien, de l’identité des usagers entrants et sortants ainsi que de l’index du compteur.

Vous pouvez télécharger le formulaire d’emménagement/déménagement ici

Vous achetez ou vendez un bien. Quelles sont vos obligations ?

Vous devez nous aviser au plus tard dans un délai de huit jours calendrier suivant l’acte notarié, de l’identité du vendeur et de l’acquéreur ainsi que de l’index du compteur.

Vous pouvez télécharger ici le formulaire de mutation.

Puis-je clôturer mon compte par téléphone ?

Non, cette formalité administrative doit être réalisée par écrit afin d’éviter toute contestation éventuelle entre la partie entrante et sortante. Il s’agit également d’une sécurité pour vous en cas de litige. Dans votre intérêt, nous vous conseillons de conserver une copie du document relatif à la mutation.

Vous pouvez télécharger ici le formulaire d’emménagement/déménagement.

Mon raccordement est toujours en plomb. Que dois-je faire ?

A la sortie des captages ou des unités de production, l'eau ne contient pas de plomb. C'est au niveau du raccordement et surtout à l'intérieur des habitations (canalisations internes privées) que l'eau peut se charger en plomb.

La CILE travaille activement au remplacement de ces raccordements en plomb afin de satisfaire aux normes imposées par les instances européennes compétentes en la matière.

Outre le fait que nous avons des chantiers programmés visant des zones ciblées, vous pouvez également demander le remplacement de votre raccordement particulier, par exemple si vous effectuez des travaux sur vos installations et que le reste de votre installation intérieure a été remplacé.

Pour cela, vous pouvez remplir le formulaire de contact prévu à cet effet sur notre site Web. Votre demande sera alors enregistrée et analysée par notre laboratoire afin de voir si le remplacement s’avère nécessaire ou si il peut attendre une de nos campagnes de remplacement.

Je suis sans pression aux robinets de mon installation, que dois-je faire ?

Si la perte de pression constatée n’est pas généralisée à toute l’habitation, il s’agit de vérifier quelques points :

  • Vérifiez que le robinet d’arrêt avant votre compteur est bien ouvert.
  • Si vous possédez un réducteur de pression, vérifiez le bon fonctionnement de celui-ci.
  • Si la perte de pression se situe sur un robinet en particulier, vérifiez que le mousseur de celui-ci n’est pas obstrué par des crasses ou du calcaire.
Je reçois toujours des factures pour mon ancienne adresse alors que j’ai déménagé depuis plusieurs mois. Que faire ?

Cette situation démontre vraisemblablement que vous n’avez pas accompli les formalités nécessaires auprès de notre société pour clôturer votre compte.

Afin de vous mettre en règle, vous devez nous communiquer de toute urgence les informations relatives au changement de situation. Cliquez ici pour concrétiser cette démarche.
Après avoir réceptionné les renseignements et traité votre demande, nous vous enverrons une facture de clôture de compte.
Vous devez savoir que toute mutation doit nous être signalée endéans les trente jours calendrier suivant votre déménagement.

J’ai une fuite sur mon installation mais celle-ci n’est pas visible, que faire ?

Les fuites d’eau qui se déclarent sur votre installation sont parfois assez compliquées à détecter.

Voici quelques pistes à explorer :

  • Surveillez votre boiler. En effet, lorsque la pression à l’intérieur du boiler dépasse la limite de réglage de la soupape de sécurité, celle-ci s'ouvre et laisse couler un petit peu d'eau.

Il peut arriver que cette soupape s'encrasse et s'use, ce qui a pour conséquence qu’elle reste bloquée en position ouverte et que de l'eau sort du boiler en continu. Pour stopper cette fuite, contactez votre installateur.

  • Vérifiez vos chasses d’eau. L’usure et l’encrassement du mécanisme de la chasse de WC provoque une perte d’étanchéité, ce qui peut occasionner une fuite en continu. Lorsque vous avez tiré la chasse d’eau et que le réservoir est correctement rempli, vérifiez que l’écoulement d’eau le long des parois de la cuvette se soit bien arrêté. Si l’écoulement persiste, c’est que le mécanisme de la chasse est défectueux. Il s’agit dès lors de le remplacer.
  • Entretenez vos robinets. Les goutte-à-goutte et les minces filets d’eau s’écoulant de vos robinets mal fermés peuvent engendrer pas mal de désagréments, notamment au niveau financier.
J’ai une fuite sur la tuyauterie de mon installation, qui dois-je appeler ?

Le raccordement de distribution d’eau est la propriété de la CILE jusqu’au compteur inclus. Si une fuite apparaît sur ce tronçon, nous avons la compétence pour intervenir. Dans ce cas, vous pouvez contacter notre service technique par téléphone au 04/367.84.11.

Le propriétaire et l'usager sont quant à eux responsables de l'installation située après le compteur, c'est-à-dire à partir du joint après le compteur jusqu’à l'installation intérieure. Autrement dit, si une fuite se situe après le compteur, elle est comptabilisée dans votre consommation et c’est à un plombier qu’il faut vous adresser.

Attention, il convient également de préciser que conformément au Code de l’eau, le propriétaire et l'usager sont tenus de prendre soin du compteur et d'en éviter sa détérioration. Ils sont par ce fait responsables des dégâts causés au compteur, notamment en cas de gel ou de retour d’eau chaude.

Mon compteur tourne alors que je n’utilise pas d’eau / je constate une augmentation de ma consommation sans justification apparente, que puis-je faire ?

Si cette augmentation n’est pas justifiée, il est probable qu’une fuite existe sur votre installation privée. Rappelons que celle-ci est sous votre entière surveillance et responsabilité.

Afin de déceler une éventuelle perte d’eau, il vous suffit d’effectuer le simple test suivant : relevez l’index affiché au compteur (chiffres noirs et rouges) le soir avant d’aller dormir et une seconde fois le lendemain matin au réveil, cela sans prendre d’eau entre ces deux relevés. Veillez donc bien à ce que les appareils qui consomment de l’eau durant la nuit ne puissent pas fonctionner.

Attention :  il ne faut évidemment pas toucher à votre robinet d’arrêt afin de ne pas fausser le test.

Si l’index de votre compteur est différent par rapport au relevé de la veille, c’est qu’il y a eu consommation d’eau pendant la nuit. Le compteur ne s’enclenchant qu'au passage de l'eau, cela signifie donc qu’il y a une fuite sur votre installation. Dans ce cas de figure et afin d’éviter une aggravation de la situation ainsi que les conséquences financières qui en découlent, vous devez prendre toutes les dispositions pour localiser la fuite et y remédier.

Par précaution, nous vous recommandons de réaliser ce contrôle plusieurs fois par an.

Suis-je obligé de payer des factures d’acompte ?

Oui. Les acomptes payés sur base de ces factures intermédiaires seront déduits du montant total de la facture de votre consommation annuelle (la facture dite de régularisation annuelle).

Que se passe-t-il si je ne paye pas ma facture ?

Vous disposez d’un délai de 15 jours à compter de la date de la facture.

Lorsque ce délai est écoulé,  vous recevez un rappel (majoré de frais) demandant de bien vouloir régler la facture.

Si malgré tout, la facture n’est pas payée après ce rappel, une lettre de mise en demeure (augmentée de frais supplémentaires) exigeant le paiement de la facture vous est envoyée.

Sans réaction de votre part à cette mise en demeure, la CILE a l’obligation, conformément à la législation sur le Fonds social de l’eau, de transmettre aux C.P.A.S. la liste des usagers (particuliers) en difficulté de paiement.

En cas d’impayé persistant au terme de cette procédure amiable, la CILE procède au recouvrement de sa créance par toutes voies de droit, frais à charge du débiteur.

La procédure diffère selon le type de consommation :

• pour les consommations domestiques (particuliers), la CILE place un réducteur de débit visant à limiter la consommation d’eau du client à +/- 50 litres par heure jusqu’à apurement total de la facture. Nous attirons l’attention sur le fait que ce dispositif empêche le fonctionnement normal des appareils tels que le lave-vaisselle, la machine à laver ou encore la douche.
N.B. : Une lettre de dernier avertissement vous sera transmise préalablement.

 • pour les consommations non domestiques (usage commercial, industriel,…), la fourniture d'eau peut être suspendue jusqu'au règlement total de la facture. Chacune des étapes de cette procédure entraîne des frais que vous pouvez éviter.

Après toutes ces démarches, si la facture n’est toujours pas payée, elle fera l’objet d’un recouvrement externe pouvant aboutir, le cas échéant, à une poursuite par la voie judiciaire.

Qu’est-ce que le Fonds social de l’eau ?

C’est l’une des composantes du prix de l’eau. Cette contribution sert à financer le Fonds social de l’eau qui permet aux consommateurs en difficultés de paiement pour les factures d’eau de demander une intervention financière auprès du C.P.A.S.

Il appartient au C.P.A.S. de votre commune de décider de l’octroi ou non d’une aide en votre faveur par le biais de ce fonds.

Qu’est-ce que le C.V.D. ?

C’est l’une des composantes du prix de l’eau. Le C.V.D. (coût vérité de distribution) inclut toutes les charges relatives à la production et la distribution du m³ d’eau alimentaire, comme les achats d’eau, les frais de captage, pompage, refoulement, adduction, traitement, maintenance du réseau, l’entretien des raccordements, les charges d’amortissement, etc.

Le C.V.D. inclut également la redevance pour la protection des captages et est identique pour l’ensemble des clients de la CILE.

Qu’est-ce que le C.V.A. ?

C’est l’une des composantes du prix de l’eau. Le C.V.A. (coût vérité d’assainissement) représente toutes les charges relatives à l’épuration des eaux usées. Il s’agit du coût du service que réalise la SPGE au travers des intercommunales d’épuration, l’AIDE notamment, pour compte des producteurs/distributeurs. Le produit des sommes récoltées permet notamment de financer l’important programme d’investissements en collecteurs et stations d’épuration. Le montant du C.V.A. est identique sur l’ensemble de la Wallonie.

Qu’est-ce que la redevance du compteur ? Faut-il la payer si je ne consomme pas d’eau ?

Cette redevance est facturée pour chaque compteur - peu importe votre consommation d’eau - et ce même en cas d’une consommation nulle. Il s’agit de payer votre « abonnement » au réseau public de distribution d’eau.

Cette redevance représente la couverture d’une partie du montant des frais exposés par la CILE à la maintenance et à la gestion des raccordements, tant technique qu’administrative.

Si l’immeuble raccordé à la distribution publique est inhabité, la redevance annuelle sera à charge du propriétaire de cet immeuble.

Cette redevance comprend une redevance pour la distribution et une pour l’assainissement.

Il s’agit donc d’un poste fixe repris sur toute facture d’eau et dont le résultat est obtenu suivant la formule : (20 m³ x C.V.D.) + (30 m³ x C.V.A.).

La redevance est facturée en 365ème. Si votre facture porte sur un nombre de jours inférieur ou supérieur à 365 jours, la redevance est adaptée à la durée de cette période.

Seule la mise hors service du compteur vous évitera toute facturation. Pour cette intervention ainsi que pour l’éventuel rétablissement des fournitures par la suite, il sera réclamé des frais de procédure établis sur base d’un devis.

Puis-je régler ma facture en plusieurs fois ?

En principe, toutes nos factures doivent être soldées à l’échéance fixée. Toutefois, si vous éprouvez des difficultés à payer votre facture, nous vous invitons à prendre contact avec notre service clientèle au 04/367.84.08 dès la réception de votre facture.

Notre agent examinera avec vous la possibilité de vous octroyer un plan d’apurement en un minimum de mensualités et en veillant à ce que ce plan n’empiète pas sur la facture suivante.

Puis-je recevoir ma facture par email ou par Zoomit ?

Non. Actuellement, cette possibilité n’est pas encore opérationnelle. Lorsque ce service sera disponible, nous ne manquerons pas d’informer notre clientèle.

Puis-je obtenir des factures d’acompte tous les mois au lieu de tous les trois mois ?

Non. Actuellement, il n’est pas possible d’émettre des factures d’acompte mensuel.

Toutefois, pour gérer au mieux votre budget, vous pouvez souscrire auprès de votre banque un ordre permanent mensuel. Le montant ainsi payé chaque mois viendra en déduction de toute facture qui vous sera transmise par notre société. Ce montant ne peut être inférieur au tiers du montant de la facture d'acompte trimestriel, sous peine de ne pas l’honorer. Ce procédé ne déroge toutefois pas au principe que les factures doivent être réglées intégralement à l’échéance.

Pour concrétiser votre demande, vous pouvez nous adresser un courriel à l’adresse info@cile.be en indiquant bien votre n° de compte de contrat. Nous vous informerons alors du type de communication à reprendre sur le bulletin de virement par l’envoi d’un courrier.

Puis-je bénéficier d’un tarif social (BIM/VIPO, ...) ou préférentiel ?

Non, la CILE applique un même tarif unique pour l’ensemble de ses clients. Pour plus d’informations, cliquez ici.

Néanmoins, nous vous informons de l’existence du Fonds social destiné à venir en aide aux personnes qui rencontrent des difficultés financières pour honorer leur facture d’eau.

Pourquoi procéder à un relevé d’index annuel ?

Un relevé précis permet un compte exact de la consommation.

Chaque année, nous nous présentons chez vous afin de relever l'index du compteur. La date de passage de notre indexier vous est communiquée une quinzaine de jours avant. L'accès à nos installations et/ou compteur est essentiel pour que notre agent puisse effectuer son travail.

Si vous êtes absent le jour du passage, il vous est possible :

  • de compléter correctement le talon reçu et l'afficher à un endroit où notre indexier pourra le lire facilement
  • de nous communiquer l’index via notre site internet www.cile.be ou par téléphone. Notre Webindex vous permettra de visualiser directement une simulation de votre facture

Sans ce relevé, nous sommes contraints d'établir une facture basée sur une moyenne de vos consommations antérieures. Approximatives, ces factures doivent être revues, ce qui entraîne perte de temps et procédures gênantes pour le client comme pour notre Compagnie.

J’ai une domiciliation bancaire pour le paiement de mes factures. Quand sera prélevé le montant ?

Le montant de la facture que vous avez reçue sera prélevé quelques jours après la date d’échéance inscrite sur votre facture.

Comment puis-je contacter l’étude de l’huissier instrumentant dans mon dossier CILE ?

L’étude est accessible :

  • Au guichet du lundi au vendredi  de 9h30 à 12h et de 13h30 à 16h30
  • Par téléphone du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h à 16h au 0800/987.44 ou 04/361.61.30
  • Par fax au 04/361.80.59
  • Via son site web : https://www.etudebordet.com/  où vous pouvez vous connecter en ligne à votre dossier personnel
Comment obtenir une réduction ou une exonération du C.V.A. (coût-vérité à l’Assainissement) si je possède une station d’épuration individuelle ?

Sous certaines conditions, vous pouvez bénéficier d’une exonération/réduction du C.V.A.

Toutefois, notre société n’a aucun pouvoir décisionnel quant à cet octroi.

Pour toutes informations utiles, vous pouvez consulter le site du Service public de Wallonie à cette adresse  : http://www.wallonie.be/fr/formulaire/detail/20494.
Vous y trouverez également le formulaire de demande d’exonération à télécharger.

Comment est calculé le montant de l’acompte ?

Nous établissons, au cours d’un exercice complet, trois factures d’acompte trimestriel et une facture de régularisation annuelle.

Le montant de ces factures est en principe établi sur la base de votre consommation annuelle du précédent exercice. Il correspond à +/- 25 % du montant de votre facture annuelle.

Nous vous précisons donc que les trois factures d’acompte trimestriel couvrent 3/4 de votre prochaine facture de régularisation. Ainsi, lorsque vous recevez cette dernière, seul environ 1/4 du montant reste à payer.

Si vous venez d’emménager, le montant de vos acomptes est fixé de manière forfaitaire et en fonction du nombre d’habitants si cette information nous a été communiquée.

Si vous estimez que le montant de l’acompte ne correspond pas à vos habitudes de consommation (composition de ménage différente, construction d’une piscine, …), il vous est possible de nous contacter muni de votre relevé d’index, pour une adaptation éventuelle.

Que dois-je savoir si je souhaite l'installation d'un système d'adoucissement d'eau ?

Avant toute chose, nous souhaitons attirer votre attention sur le fait que l’eau du robinet est une eau qui ne nécessite aucun traitement pour pouvoir être consommée.

Si la mise en place d’un adoucisseur d’eau vous semble néanmoins intéressante, nous vous invitons à consulter au préalable le livret  « quelques conseils pour l’utilisation optimale de votre adoucisseur d’eau » édité par la société AQUAWAL et la Région Wallonne. Celui-ci est également disponible sur simple demande auprès de notre laboratoire au 04/367.85.95 ou sur labo@cile.be.

Dans ce livret, vous trouverez de nombreux conseils relatifs à l’installation et à l’utilisation de ce type de dispositif.

Enfin, ainsi que le rappelle AQUAWAL, sachez que seuls une surveillance et un entretien réguliers sont garants de l’efficacité de ce type de dispositifs.

Pouvons-nous préparer le biberon de bébé avec l’eau du robinet ?

L’eau du robinet est soumise à des contrôles très stricts et permanents en Wallonie et peut être utilisée pour la préparation des biberons en respectant quelques conseils d’hygiène :

°    L’eau ne doit pas avoir été filtrée ni adoucie ;
°    Après ouverture du robinet, l’eau doit couler quelques instants avant d’être recueillie ;
°    Les canalisations privatives ne doivent plus être en plomb ;
°    L’eau doit être prélevée au robinet d’eau froide (jamais à celui d’eau chaude  : attention donc à la position du mitigeur qui doit être calé au maximum en position eau froide) ;
°    L’évier et le robinet doivent être propres et avoir fait l’objet d’un entretien régulier (détartrage) ;
°    Bien que la qualité bactériologique de l’eau ne l’impose pas, celle-ci peut être bouillie préalablement en veillant à bien la laisser refroidir avant la préparation du biberon.

Pouvons-nous boire sans problème l’eau d’un puits, d’une source ?

Il vaut mieux s’en abstenir !

L’eau venant d’un puits ou d’une source peut avoir un bel aspect ou même un goût agréable, tout en étant impropre à la consommation alimentaire.

En effet, les puits privés sont généralement de faible profondeur. Le risque de pollution de l’eau y est d’autant plus grand qu’elle est proche de la surface du sol. Des pesticides, des nitrates, des bactéries ou toutes autres substances peuvent facilement s’infiltrer jusqu’à ces profondeurs. Beaucoup de substances nocives n’ont ni goût, ni couleur, ni odeur. Si on désire l’utiliser à des fins sanitaires ou alimentaires, il est donc indispensable de faire régulièrement contrôler la qualité de l’eau de ces puits.

Le laboratoire de la CILE se tient à votre disposition pour l’analyse de l’eau de votre puits.

Si vous consentez toutefois à alimenter votre habitation par une ressource en eau alternative (eau de puits ou eau de pluie), sachez que cette installation doit être totalement et physiquement distincte de celle alimentée par le réseau de distribution d’eau potable pour éviter toute contamination de celle-ci. Vous pouvez vous aider des fiches techniques reprises dans le livre « Prescriptions techniques – Installations intérieures » édité par la Fédération Belge du Secteur de l’Eau.

Le livret complet est disponible sur le site http://www.belgaqua.be. 

Pouvons-nous boire l’eau du robinet en toute sécurité ?

En Région Wallonne, l’eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé. La qualité de l’eau du robinet fait l’objet d’une surveillance constante par les distributeurs d’eau. Sauf si votre installation privative transforme de manière inadéquate sa qualité, l’eau qui arrive aux robinets est potable et peut donc être bue, tout au long de la vie, en toute sécurité.

Où pouvons-nous nous informer sur la qualité de notre eau ?

Il vous est possible d'obtenir des informations à ce sujet via plusieurs canaux :

- En lisant les informations figurant sur la facture annuelle qui mentionnent également votre zone de distribution ;
- En prenant contact avec la CILE dont les coordonnées apparaissent sur la facture ;

Légionnelles et légionellose (maladie du légionnaire) : comment s'en prémunir ?

Légionnelles et légionellose (maladie du légionnaire) : comment s'en prémunir ?

 

Les légionnelles sont des bactéries d’origine hydrique qui, si elles n’apparaissent qu’isolées en milieu naturel, peuvent être dénombrées en des quantités considérables dans les systèmes humides créés par l’homme si les diverses conditions favorables à leur développement sont rencontrées. Une température entre 25 et 45 °C et un pH neutre ou légèrement acide sont des conditions optimales à leur prolifération. Dans les canalisations, la présence de zones d’incrustation, de sels ferreux, de caoutchouc, de silicone, de matières plastiques et de biofilm sont des facteurs favorables à la croissance des légionnelles.

La légionellose est une maladie pulmonaire et se contracte par inhalation d’un aérosol infecté de légionnelles et dont les gouttelettes ont un diamètre inférieur à 5 µm. Le fait que l’on puisse assister à une épidémie de légionellose est lié à l’existence d’une source infectieuse commune et non à une transmission par l’homme. Il s’agit donc d’une pathologie infectieuse et non contagieuse. Le fait de boire de l’eau contenant des légionnelles ne constitue aucun risque.

Afin de se prémunir contre les problèmes de légionellose, il est nécessaire de limiter au maximum les circuits climatiseurs ou humidificateurs, de supprimer les « bras morts » (une canalisation où l’eau stagne pendant une certaine période) et de veiller au bon fonctionnement et à l’hygiène de toutes les installations contenant de l’eau. En cas d’utilisation d’une installation saisonnière, procéder à la désinfection et au rinçage complet du réseau intérieur avant utilisation.Les zones à risques sont tous les circuits de distribution d’eau chaude où un aérosol est susceptible d’être formé tels que douches, tours de refroidissement, humidificateurs, climatisation, jacuzzi, circuits avec recyclage d’eau, fontaines, … Les facteurs déterminants sont la température (toujours inférieure à 55-60 °C), la stagnation (présence de tuyaux non utilisés mais remplis d’eau), une corrosion importante, une prolifération d’autres micro-organismes et la formation d’aérosol.

Même si certains matériaux sont plus à même de favoriser la formation d’un biofilm (et donc la présence de bactéries), on peut retrouver des légionnelles dans n’importe quel type de tuyauterie, conduits zingués, tuyauteries en cuivre ou en matières synthétiques, que l’installation soit récente ou non, qu’un système de filtration ou d’adoucissement soit présent ou non. Cependant, dans les conditions de vie normales (habitations privées habitée en permanence), le risque est non significatif.

Le calcaire dans l’eau, est-ce nocif ?

Non. Le calcaire dissout dans l’eau n’est pas néfaste pour la santé.

Au contraire, il apporte le calcium indispensable à la croissance et est nécessaire pour se prémunir de la décalcification. Le calcium et le magnésium jouent également un rôle important sur les systèmes digestif et urinaire ainsi que sur la production de certaines hormones.

Une large part de nos eaux de distribution est riche en calcaire. Cela est dû au fait que nous exploitons majoritairement des nappes souterraines situées dans les massifs calcaires ou crayeux.

Il s’agit d’une caractéristique naturelle de l’eau, liée à sa lente filtration dans le sous-sol et qui ne constitue par ailleurs un réel inconvénient qu’au niveau des installations de production d’eau chaude.

Bon à savoir : il ressort d’enquêtes épidémiologiques menées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) que parmi les populations alimentées par des eaux douces, soit naturelles, soit artificiellement adoucies, la fréquence des affections cardio-vasculaires sera significativement plus élevée que parmi les populations consommant des eaux dures.

L’eau du robinet peut-elle contenir du plomb ?

A la sortie des captages ou de la station de traitement, l’eau ne contient pas de plomb. Les conduites de transport sous voirie en sont également exemptes.

C’est au niveau des raccordements (c’est-à-dire la portion entre la conduite de transport et votre compteur) antérieurs à 1960 et surtout à l’intérieur des habitations (canalisations internes privées) que l’eau peut se charger en plomb.

La présence de plomb dans l’eau du robinet provient essentiellement de la dissolution du plomb dans les tuyauteries faites de ce métal. La teneur en plomb dans l’eau augmente en fonction du temps de stagnation, de la longueur et du faible diamètre des canalisations en plomb, de la température de l’eau (par exemple, canalisations d’eau froide proches de canalisations d’eau chaude) et aussi de phénomènes d’électrolyse (par exemple, si les canalisations sont utilisées comme prise de terre).

La majorité des immeubles encore équipés de canalisations en plomb sont généralement des logements construits avant les années 60. Depuis lors, plus aucune tuyauterie en plomb n’a été installée.

Le plomb est un métal toxique pour l’homme lorsqu’il est intégré à trop forte dose.

Actuellement, la valeur paramétrique est de 10 millièmes de milligrammes de plomb par litre d’eau. Cette norme doit être respectée tant au niveau du compteur qu’au niveau du robinet d’eau froide.
Les sociétés de distribution d’eau sont tenues d’empêcher tout contact entre le raccordement en plomb et l’eau distribuée. Cela impose soit le remplacement pur et simple du raccordement, soit l’application d’un traitement qui consiste à placer une barrière physique entre le tuyau de plomb et l’eau qui y transite.
Néanmoins, pour que cette mesure soit totalement efficace, il faut également que les propriétaires d’immeubles remplacent ou traitent les canalisations en plomb de leurs installations situées après le compteur d’eau.
A cet égard, signalons que la rénovation des installations privées au-delà des compteurs d’eau relève de la responsabilité individuelle des propriétaires.

Si vous disposez encore, dans votre habitation, d’une installation composée de canalisations en plomb, quelques mesures peuvent être prises (en attendant le remplacement définitif) : 

°    Le matin ou en cas d’absence prolongée, laisser couler l’eau quelques instants (jusqu’à ce que l’eau fraîchisse) avant de l’utiliser pour des besoins alimentaires. Réservez la « première eau » à d’autres usages comme la douche, bain, nettoyage, chasse des WC, … En effet, l’eau qui a stagné dans une tuyauterie en plomb peut éventuellement contenir une forte teneur en plomb. L’idéal serait de tirer la chasse ou de prendre sa douche avant de préparer le café le matin.
°    N’utilisez jamais l’eau chaude du robinet à des fins alimentaires (café, thé, cuisson des pâtes ou légumes), la température élevée facilite la solubilisation des métaux (dont le plomb) dans l’eau et la prolifération de bactéries.
°    N’installez jamais d’adoucisseur en cas de présence de plomb sur la conduite amenant au point d’utilisation de l’eau à des fins alimentaires.
°    Entretenez régulièrement les éléments de robinetterie : les brise-jets et mousseurs des robinets peuvent être démontés et nettoyés pour enlever les impuretés accumulées.
°    N’ouvrez pas un robinet brusquement lorsque vous voulez prendre de l’eau à des fins alimentaires et que la conduite est en métal. En effet, une variation subite du débit peut engendrer le décrochage de particules de métal qui pourraient se retrouver dans l’eau consommée.
°    Vérifiez que vos installations électriques intérieures sont bien conformes à la réglementation.

L’eau du robinet a parfois une odeur et un goût de chlore. Pour quelle raison ?

Avant de parvenir au robinet, l’eau doit parcourir de nombreux kilomètres de canalisations.

Afin de préserver la qualité de l’eau et prévenir tout risque de contamination accidentelle, les sociétés de distribution injectent de très faibles doses de chlore.

Le chlore empêche la multiplication des bactéries dans les réseaux d’eau et garantit ainsi une eau potable jusqu’au robinet. A faibles doses, le chlore ne nuit pas à la santé. Au contraire, il offre une garantie supplémentaire contre une contamination accidentelle de l’eau.

Petits conseils si l’odeur ou le goût de chlore vous gêne :
°    Remplissez votre carafe d’eau ;
°    Laissez-la s’aérer et mettez-la au réfrigérateur au moins 20 minutes en la couvrant d’un film plastique ;
°    Avant consommation immédiate, on peut éliminer le goût de chlore en ajoutant à l’eau quelques gouttes de jus de citron ;
°    Après un certain temps, le goût et l’odeur de chlore disparaîtront d’eux-mêmes si on conserve l’eau dans des récipients ouverts. Conservez cette eau au frigo et consommez-la dans les deux jours.
 

L’eau de distribution a parfois un aspect jaunâtre, brunâtre ou même rougeâtre. Qu’est-ce que c’est ? Est-ce dangereux ?

Bien que toutes les eaux produites par la CILE ont, à l’origine, une très faible teneur en fer et manganèse, les conduites en acier ou en fonte peuvent subir une corrosion et produire de la rouille. Les dépôts de fer et de manganèse peuvent être remis en mouvement lorsque la vitesse de l’eau dans les tuyaux change de manière importante ou qu’elle y circule en sens contraire au sens habituel. Dans ce cas, l’eau prend une coloration allant du jaune paille au rouge brique suivant l’importance du problème.

La formation de rouille et les dépôts de fer et de manganèse sont les plus marqués dans les conduites où la vitesse de l’eau est plus faible, en particulier aux extrémités des réseaux. C’est là que la coloration rouge-brune apparaît le plus souvent.

Il en est de même dans les tuyauteries de votre maison. Après une longue période d’absence, la première eau sortant du robinet peut avoir une coloration rouge-brune dans des conduites en en acier qu’il soit galvanisé ou non. Mais ce problème disparaît dès que les conduites sont rincées. Sans être nuisible pour la santé, cette coloration entraîne un inconfort évident.

Si le problème persiste, il se pourrait néanmoins qu’un problème plus sérieux soit en cause. En cas de doute, n’hésitez pas à nous prévenir. On n’est jamais trop prudent.

Si ce phénomène se répète trop fréquemment ou que vous avez un doute, vérifiez que cette coloration est déjà présente au robinet situé juste après votre compteur d’eau. Si tel est le cas, n’hésitez pas à nous contacter.

L’eau a parfois un aspect laiteux/blanchâtre temporaire. Qu’est-ce que c’est ?

Il ne s’agit absolument pas de calcaire, contrairement à ce que l’on pourrait penser.

En réalité, l’aspect laiteux est dû à la présence de fines bulles d’air dans l’eau. Celles-ci proviennent de l’air dissout dans l’eau. Lors d’une baisse de pression ou d’une élévation de température, la solubilité de l’air dans l’eau diminue. Dans ces conditions, de très fines bulles d’air peuvent se former dans l’eau. En moins d’une minute, les bulles d’air qui étaient dans votre verre remontent à la surface et disparaissent. L’eau redevient alors parfaitement claire.

Ce phénomène n’a aucune influence sur la qualité de votre eau.

Comment peut-on être certain qu’il n’y a pas de bactéries dans l’eau de distribution ? Les recherche-t-on toutes ?

L’eau de distribution est traitée par adjonction de chlore afin de tuer les bactéries présentes. Ce chlore est injecté dans un léger excès afin de garantir la qualité bactériologique de l’eau au cours de son cheminement dans le réseau et ce, jusqu’à votre robinet.

L’eau de distribution est, en outre, l'un des produits alimentaires les plus contrôlés. Notre laboratoire effectue dans les communes associées à la CILE plus de 12.000 analyses bactériologiques par an afin de couvrir l’ensemble du réseau.

Rechercher systématiquement tous les germes pathogènes n’est cependant pas réalisable. 
Nous travaillons par conséquent de façon méthodique : nous recherchons certains types de bactéries que l’on appelle indicateurs de pollution. Leur absence confirme l’absence d’autres espèces plus difficilement décelables. Ils sont faciles à détecter. Ainsi, lorsqu’on en retrouve dans l’eau, c’est le signe d’une possible contamination bactérienne.

L’eau est une denrée alimentaire comme une autre. Lors de son passage dans les canalisations d’une installation domestique, la bonne qualité de l’eau provenant du réseau de distribution d’eau peut être dégradée. Voici donc quelques recommandations afin de maintenir cette bonne qualité :


°    Un vieillissement peut être à l’origine d’une détérioration de la qualité => après une absence de quelques jours, laisser couler l’eau avant de la consommer (élimination de l’eau stagnante dans les canalisations) ;
°    S’assurer que le contenant est propre => vidanger le système de canalisation interne 1 à 2 fois l’année (réservoir, système de production d’eau chaude, …) ;
°    Garder en dessous de la température de conservation => ne pas consommer de l’eau qui a été réchauffée ;
°    Éviter les contaminations croisées => installer un dispositif anti-retour en tête d’installation, vérifier les appareils utilisant l’eau afin qu’ils n’autorisent aucun retour d’eau, ne pas avoir de connexion physique du circuit de distribution d’eau potable avec une source d’eau alternative ;
°    Employer les bons matériaux suivant l’application => éliminer la corrosion par effet pile (dû à la succession de différents matériaux sur les canalisations tels que cuivre suivi de galvanisé). Les équipements et accessoires doivent respecter les impératifs de santé (adoucisseur, filtre, …)
°    Observer les règles de conservation => éliminer les « bras morts » (canalisation où l’eau stagne pendant une certaine période), bypasser les appareils non utilisés et donc non ou mal entretenus, éviter la stagnation dans les points bas ou les zones chaudes.